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À la recherche de la « super-woman »

Les rôles étaient clairs autrefois au sein d'un couple. Lui travaille dehors et elle s'occupe de la maison. Dans ces rôles si bien distribués, les comportements étaient pré-établis. Lui c'est le maître, elle, elle lui doit la soumission. Il était le propriétaire des biens et souvent, elle en faisait partie.



À la recherche de la « super-woman »

Rien ne se décidait sans son avis et il était le seul à prendre une décision, sur le plan moral, financier ou vital.
Tout ce qu'on demandait à la femme était de bien tenir sa maison et son rang et de sauvegarder l'honneur de son mari. Plus elle était silencieuse et patiente et plus elle était appréciée et, en dehors des petits soucis du foyer, elle n'avait pas à s'occuper de quoi que ce soit. Même le sort de ses enfants n'était pas de son essor.
Cela semble dégradant pour certains et non pour d'autres. Les choses ont changé depuis et la femme est autant active que l'homme dont elle n'est plus la propriété mais l'égale et la partenaire.
Par conviction ou par la force des choses, les hommes ont accepté cette concurrence redoutable et ce partenariat qui les sortent des rôles classiques dans lesquels certains ont vu leurs grands parents et leurs parents pour certains.
Non seulement, ils acceptent le fait que la femme a une carrière mais souvent lors de la prise de la décision du mariage, cela est l'un de facteurs déterminants dans leur choix.
En effet, beaucoup la veulent carrément active et une femme au foyer a moins de chance de nos jours de trouver son parti.
Est-ce par envie d'avoir une femme active dans sa vie ou la nécessité qu'impose un mode de vie difficile et cher ?
En fait plusieurs chercheraient une partenaire active non qu'ils croient à l'indépendance de la femme, mais car ils savent que les temps sont durs et que tous seuls ils n'arriveront pas à assumer et à assurer les dépenses que nécessite une famille.
Les choses ont-elles vraiment changé au fond ?
Plusieurs personnes tout en voulant partager la vie avec une femme qui travaille continuent à avoir la vision classique des choses.
Ainsi, elle a une carrière certes, mais doit continuer à exercer ses tâches ménagères. Le résultat est que la femme se trouve en train de mener un rythme de vie de dix-huit heures par jour. Réveil avant tout le monde et « dodo » après que tous se soient couchés. Certaines se lèvent à l'aube, voire à quatre heure du matin, pour préparer le repas du soir et faire le ménage avant de réveiller les enfants, de s'en occuper et de partir travailler après.
Elle a de l'autorité au travail et son mot à dire ? Cela est appréciable, mais elle doit les laisser au seuil de la maison en rentrant le soir, car elle doit continuer à être soumise devant son conjoint et à ne pas discuter ses décisions. Il doit demeurer le seul maître à bord si elle veut sauvegarder son foyer.
Elle est encore plus sollicitée autant qu'épouse si elle gagne beaucoup d'argent, mais si elle tient à son bonheur, elle doit savoir s'effacer afin que son époux ne développe pas un certain complexe d'infériorité et afin que les gens qui les connaissent ne ressentent pas que si sa famille mène un bon train de vie, le mérite lui revient en grande partie. Cette « reconnaissance » doit lui revenir pour sauvegarder sa fierté et son « honneur » de mâle subvenant aux besoins de sa famille.

Lire la suite de l'article de Hajer Ajroudi sur letemps.com.tn





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