Pour les Tunisiens – bien que facultatif – l'égorgement d'un mouton est devenu une obligation qu'il tient à honorer d'autant plus que l'acte est associé à la joie qu'il procure aux enfants.
C'est finalement, l'habitude qui a pris les dessus sur l'aspect religieux du sacrifice.
Ainsi, tout le monde s'en mêle et l'Aïd offre à une certaine catégorie de personnes de réaliser des affaires juteuses. Bon nombre de personnes vont jusqu'à troquer leur boulot contre celui de vendeurs de mouton.
Certains fonctionnaires se réservent même le droit de se mettre en congé annuel pour se transformer, l'espace de quelques jours, en intermédiaires (Gacharas).
Quelques millions en poche et l'on se dirige vers les fermes où les affaires sont effectuées sur place. Des têtes de moutons sont achetées auprès des éleveurs et les camionnettes de prendre la direction des grandes agglomérations transformées, pour la circonstance, en véritables étables.
Ce phénomène, désormais récurrent, constitue selon les connaisseurs le seul point noir de cette fête. Ces “gacharas” sont désignés du doigt comme étant les seuls à gâcher la fête. Aussi s'organise-t-on à leur couper l'herbe sous les pieds.
L'Etat est sur ses gardes. Un contrôle rigoureux de la situation de l'élevage en Tunisie, le conduit , en cas de constatation de manque, à recourir à l'importation. Tel ne semble pas être le cas pour cette année.
Lire la suite de l'article sur
letemps.com.tn